La cliente qui ne voulait plus avoir à tout reprendre
Elle avait déjà fait du travail sur elle. Plusieurs années avec un thérapeute, des livres lus, des carnets remplis. Elle connaissait l'histoire de sa blessure dans ses moindres détails — le contexte, les personnages, les conséquences. Et malgré tout cela, quelque chose restait bloqué. Quelque chose qu'aucune analyse n'avait encore déplacé.
L'idée d'aller voir quelqu'un de nouveau, de devoir tout réexpliquer depuis le début, de retrouver quelqu'un qui lui dirait "parlons d'abord de votre enfance"… ça l'épuisait avant même d'avoir commencé.
Ce que je lui ai répondu : "Non. On ne va pas faire ça."
Dans mon travail, la thérapie brève ne cherche pas où vous êtes tombée. Elle vous aide à retrouver comment marcher.
— Lydia LaschonCe que "thérapie brève" veut vraiment dire
Le mot "brève" ne veut pas dire rapide à la légère, ni superficielle. Il désigne une approche qui ne cherche pas les causes, qui ne remonte pas aux origines, qui ne pose pas comme condition préalable de comprendre pourquoi vous en êtes arrivée là.
Dans mon travail, ce que nous faisons ensemble, c'est regarder là où vous voulez aller — et travailler sur ce qui, aujourd'hui, vous empêche d'y aller. La question n'est pas "comment en êtes-vous arrivée là ?" mais "qu'est-ce qui change si vous n'y êtes plus ?"
Le passé n'est pas ignoré. Il est respecté, et mis de côté. Parce qu'on n'a pas besoin de comprendre d'où vient une peur pour pouvoir la traverser.
Ce qui change souvent dès les premières séances, c'est le souffle. L'espace intérieur.
Ce qui se passe, concrètement, lors d'un rendez-vous
Un rendez-vous commence par une conversation ordinaire. Vous me dites ce qui vous amène — pas forcément pourquoi, pas nécessairement depuis quand. Ce dont vous avez besoin de changer, maintenant. Ce que vous voulez ressentir autrement.
Puis vient le travail proprement dit : l'état de focalisation attentive que j'accompagne avec vous. Pas un état de soumission. Pas une perte de contrôle. Une façon d'accéder à ce qui est déjà là en vous — les ressources, les sensations, la capacité à créer de nouveaux schémas sans avoir besoin de passer par le récit.
Après, nous prenons le temps de revenir ensemble sur ce qui s'est passé, ce que vous avez perçu, ce que vous emportez. Le rendez-vous dure environ 1h30. Et en général, six rendez-vous personnalisés suffisent pour une transformation durable.
Ce qu'on n'a pas besoin de faire
Dans mon accompagnement, vous n'aurez pas à :
Tout raconter. Un résumé de quelques phrases suffit — ce que vous voulez que je sache pour vous accompagner.
Revivre. Nous ne rouvrons pas les blessures pour en examiner l'intérieur. Nous ne vous demandons pas de retourner là où ça a fait mal.
Analyser en boucle. Comprendre n'est pas toujours un préalable au changement. Parfois, on change d'abord — et on comprend après.
Trouver les mots justes. Si vous ne savez pas l'expliquer clairement, c'est tout aussi valable. Le corps, lui, sait.
La métaphore qui m'a tout appris
Quand une pièce est inondée, vous n'avez pas besoin de remonter jusqu'à la source de la fuite pour fermer le robinet. Dans mon travail, on ferme le robinet — et on aide la pièce à sécher. La source, parfois, on ne la trouvera jamais. Et ça n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est que l'eau ne monte plus.
— Lydia Laschon, praticienne en hypnose thérapeutique
Pour qui c'est fait — et pour qui ça l'est moins
Je crois à l'honnêteté. Mon travail ne convient pas à tout le monde, et je préfère vous le dire maintenant plutôt qu'après votre premier rendez-vous.
Ce que je fais convient particulièrement bien aux femmes qui ont déjà essayé d'autres chemins et cherchent quelque chose qui aille directement vers le changement. Aux femmes qui savent ce qu'elles veulent transformer, même si elles ne savent pas comment. Aux femmes dont le temps est précieux et qui ont besoin que les choses bougent — pas parce qu'elles fuient, mais parce qu'elles sont prêtes. Aux femmes fatiguées de tourner en rond dans les mêmes histoires.
Mon travail est peut-être moins adapté si vous traversez une crise aiguë très récente et avez besoin d'un suivi psychiatrique ou d'un cadre thérapeutique structuré sur le long terme. Dans ce cas, je vous le dirai franchement dès notre premier échange, et je pourrai vous orienter vers la bonne personne.
Parce que mon objectif, c'est votre autonomie — pas votre dépendance à mon cabinet.